Le Fil d’Arcadie, c’est l’histoire d’un fil de laine de bout en bout naturel, local et artisanal.

La naissance du Fil d'Arcadie est partie de constats et de questions simples : alors que la France dispose de magnifiques races de brebis à laine, la grande majorité des laines aujourd'hui tricotées en France proviennent de l'autre bout de la planète. Aussi, suivant le même mouvement que dans le domaine de l'alimentation, de plus en plus nombreux sont ceux qui se soucient de la qualité et de l'origine des matières textiles. Enfin, comment l'industrie polluante des fibres synthétiques et la délocalisation des filières textiles pourraient-elles répondre aux enjeux environnementaux et sociaux actuels ?

Ainsi est née l'envie de participer à l'émergence d'initiatives, de plus en plus nombreuses, cherchant à relocaliser la filière textile, à revaloriser la matière naturelle « laine » et ses savoirs faire artisanaux.

Voilà pourquoi j'ai fait le choix de collecter, directement dans les bergeries, les toisons d'une race française connue pour la qualité de sa laine : le mérinos précoce. J'ai en particulier créer un partenariat avec l'un des derniers élevage de mérinos au nord de la Loire (Aisne).

Sur le chantier de tonte, démarre alors la première étape du travail menant progressivement au fil : le travail de tri, toison par toison... avec l'objectif de débarrasser la laine des débris végétaux (paille, foin, etc...) et de sélectionner les mèches les plus fines, les plus longues et les plus gonflantes, afin d'obtenir un fil à la fois doux, moelleux et solide.

Une fois triées, les toisons partent dans l’une des dernières entreprises de lavage de laine, située en Haute-Loire. Débarrassées de leur suint, elles sont ensuite envoyées en Creuse, dans l’une des dernières filatures françaises travaillant à façon.

Démarre alors l’élaboration d’une gamme de couleurs imaginée dans l’univers des couleurs naturelles, et le travail de teinture. Mordançage, bain de teinture, nuançage, rinçage, séchage… : toutes ces étapes ont été réalisées par Charlotte Marembert, dont l'atelier de teinture se situe à Bruxelles (Belgique).

Enfin, les écheveaux peuvent être mis en pelote, tricotés à la machine ou tissés sur métier traditionnel par mes soins.

De la toison à la pelote, mes fils n’ont ainsi connu que des traitements naturels, des circuits courts, et les mains d'éleveurs et d’artisans convaincus par les qualités sans pareil de la laine : ressource naturelle écologique (renouvelable, recyclable, durable), elle est en outre une fibre textile idéale (chaude, respirante, non allergisante et peu salissante).

Ainsi, avec Le Fil d'Arcadie, vous portez les valeurs de la traçabilité, des matières naturelles et des savoirs-faire nobles, nécessaires à la reconstruction d'une filière textile éthique et responsable.

Dans une démarche de traçabilité, je m'engage à fournir la liste des éleveurs, fournisseurs, artisans et entreprises ayant participé à l’élaboration de mes fils à tricoter.


Sarah Gilsoul

06.71.21.49.53

Mesnault 61110 La Madeleine-Bouvet